Et bien voilà les amies et amis, la nouvelle saison de la CASIM 77 est lancée sous le soleil de Rungis – ce qui ne nous arrivera pas tous les mois à venir ! Notre spécialité étant plutôt le temps pluvieux ou mieux, la pluie.

Présentation de la CASIM et plusRituel bien rodé : encadrement à pied d’œuvre aux aurores (ou presque), installation du matériel, accueil des nouveaux membres, vérification des engins et des papiers, instant réconfort et pause café. Présentation longgguuueee mais efficace du président. La commission formation déploie son programme, organise les espaces de jeux. Pif Paf Pouf, ça roule …..

Déjà la fin de journée, il est temps de se dire à bientôt mais pas avant la désignation volontaire de celui ou celle qui partagera son expérience de cette journée qui vous est livré ici par Gabriel :

Comme convenu, voici MON compte-rendu (et non pas LE compte-rendu) de cette belle journée.

Je vais essayer de retracer fidèlement cette journée : ce que j’ai aimé, ce qui m’a surpris, et ce que j’aurais aimé voir différemment.

Précision importante (histoire de ne pas le répéter 20 fois) : la politesse, la bienveillance et les sourires des CASIMIENS étaient présents du début à la fin.

Dès l’arrivée, les couleurs de la CASIM se font remarquer avant même l’entrée. Deux charmants messieurs postés sur la route montrent aux motards la bonne direction, histoire d’éviter que certains (dont moi) franchissent la ligne blanche. À l’entrée de la piste, d’autres CASIMIENS guident anciens et nouveaux vers le parking, en serrant les motos comme dans un bateau, et comme si chaque centimètre allait être vital. Je reviendrai plus loin sur ce fameux « compactage de motos »…

Puis, contrôle du permis, vérification de l’assurance et photo pour le trombi. (optionnelle, mais bon, autant assumer sa tronche), et direction le café/madeleines. Regret personnel : être venu les mains vides. Promis, la prochaine fois j’apporte autre chose qu’un appétit 🙂

Quelques chiffres pour planter le décor : une 50aine de participants, moyenne d’âge 48 ans (d’après le président), 30°C à l’ombre et près de 40°C en plein cagnard (selon moi). Puis entrée en scène du président… à vélo. À vérifier, mais il joue peut-être sur deux tableaux : CASIM le dimanche, RasLeScoot la semaine.

Suit un 1er round de discours de plus de 30min sur l’historique de l’asso, ses antennes, ses règles, et surtout cette phrase :  » On peut parler de tout, dans le respect.  » Ensuite, séparation en deux clans : anciens et nouveaux.

Les bases du roulage en groupePour les nouveaux, 2ème round de discours : les règles de roulage, et notamment le fameux  » quinconce  » (oui, quinconce est masculin). Au départ, j’ai cru à une blague : pourquoi rappeler le roulage en quinconce à des motards ayant déjà le permis ? Mais c’est qu’à la fin de la journée que j’ai compris l’intérêt de ce long discours. Tout le monde n’a pas roulé en groupe, et certains réflexes manquent même pour les gens ayant obtenu le permis depuis plusieurs années. Une démo déjà préparée avec 8 motos a clairement montré l’intérêt : visibilité, sécurité, et cette impression d’être un semi-remorque pour éviter tout accident avec les automobilistes ou autres motards. Eh oui, je n’ai jamais vu cela à la moto-école… 

Ensuite, par petits groupes de 6 ou 7, on attaque les bases : Au programme : béquiller, débéquiller, et bien s’asseoir sur sa moto. Oui, on apprend cela à la CASIM, même après le permis. Technique importante : garder les bras parallèles au sol facilite le contre-braquage. Permis en poche depuis avril 2025, et jamais entendu cela à la moto-école…

Troisième exercice : rouler en binôme en se tenant par les bras. Exercice un peu étrange, mais utile pour obliger à regarder loin et caler sa vitesse sur l’autre. Reste à savoir si cela est utile pour préparer un défilé…

Garer sa moto

Pause déjeuner dans un « gastronomique américain », puis reprise avec l’exercice parking. Le « compactage de motos » sur une place de voiture. Au premier abord, cela paraît idiot. En pratique, c’est une excellente leçon : pourquoi occuper quatre places quand une suffit pour 4 motos ? Respect des automobilistes et meilleure image des motards (oui ça compte !). Bonus : on peut garder 4 Goldwing sur une seule place, mais bon courage pour les pousser… 

Enfin, cinquième et dernier exercice : le roulage en groupe. J’ai l’habitude de rouler avec quelques amis motards, 4 à 5 maximum mais jamais dans un groupe de 10. C’est un gros défi pour le moniteur : gérer les feux rouges, les bouchons, et les CASIMIENS qui n’ont pas le même niveau/expérience. Honnêtement, au-delà de 6 motos, ça tourne vite au bazar.

Bilan ? En toute sincérité, je ne m’attendais pas à cette journée : des moniteurs ultra-pros et bienveillants, un programme bien construit, et surtout des exercices qui paraissent simplistes au premier abord mais qui enseignent énormément sur la sécurité, le partage de la route, le respect des autres. Bref, une journée riche, dans la joie et la bonne humeur. Vivement les prochains CPM !

Un grand merci à tous ceux qui ont sacrifié leur dimanche (et quelques litres de sueur) pour venir nous enseigner la conduite moto sous un soleil de plomb.

Amicalement, »

Un grand merci Gabriel ! Ici nous parlons plutôt de CASIMIRS mais CASIMIENS c’est tellement mignon que je n’ai pas résisté à conserver ce terme.

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