Le réveil qui sonne ce dimanche matin a un peu un goût de retour à l’école. Calmez-vous, je n’ai pas dit que c’était une madeleine de Proust ! Oui, pour les Casimirs, la saison est lancée.

À l’arrivée sur la piste d’entraînement, on prend tout de suite les bonnes habitudes. On nous invite à nous garer à quatre par place et en marche arrière s’il vous plaît (bruit de bip réalisé à la voix sans trucage). Cela permettra d’éviter dans la vraie vie les insultes envers les motards encombrants et, accessoirement, de repartir tous de concert. Ce qui sera bien plus classe que vingt motards qui font un ballet de danse contemporaine dans tous les sens ; ou serait-ce une imitation d’Austin Powers dans son couloir d’un mètre de large ?

Bref, stationnement ok. Vérification des papiers, photos, café. On peut commencer à faire connaissance avec les encadrants, les anciens, les nouveaux. Timidement, pour ma part, il est vrai. Cela allait un peu mieux quand j’ai retrouvé des copains, eux aussi nouveaux stagiaires. Retour à l’école, je vous dis !

Une fois l’assemblée au complet, le président nous souhaite la bienvenue et démarre la présentation de l’association, de la saison et de la journée. À présent, place à la découverte, d’abord théorique pour les nouveaux ; retour aux cônes pour les anciens.

Atelier 1 : À la file indienne, indienne, indienne… On nous voit beaucoup moins bien.
Pour cet atelier, les moniteurs avaient aligné six motos l’une derrière l’autre et, à tour de rôle, nous nous sommes positionnés face au convoi. Avec un motard assis sur chaque bécane, on arriverait peut-être à distinguer jusqu’au 3, mais guère plus. Rebelote, mais avec les motos désormais en quinconce. Cela change tout. Augmenter la visibilité de chaque motard, du groupe dans son ensemble, et celle des utilisateurs nous croisant pour mieux anticiper les aléas de la route, voilà le but de cette formation en diamant. Mieux voir pour être vu ou mieux être vu pour mieux voir. C’est vous qui voyez.

Je connaissais déjà le quinconce, que l’on tente d’appliquer au mieux lors des balades avec les copains. Cependant, se mettre dans la peau du conducteur qui nous ferait face fut très intéressant, en complément des rappels physiques et mathématiques (distance, temps de réaction, etc.).

Ensuite, qui dit roulage en groupe dit également communication. Alors qu’on se moque souvent des Italiens, nous aussi on va se parler avec les mains. Parce qu’on en a des choses à se dire ! Passage en revue donc des signes usuels et des consignes pour le roulage en bande organisée. 🙂

On enchaîne avec l’atelier 2 : se positionner sur sa moto.
« Combien a-t-on d’appuis lorsqu’on est assis sur sa moto ?  Cinq ! »
Je n’ai pas tort : les fesses sont un point d’appui. Mais nos postérieurs subissent plus qu’ils ne participent au maniement de la moto. On va donc rester sur six : pieds, genoux et mains (que je n’avais pas comptés, parce que j’étais focus sur les appuis liés à l’assise :D).
De nombreux conseils prodigués pour bien se placer lors de cet échange, qui étaient de bons rappels. On a tous probablement pris quelques mauvaises habitudes au fil du temps.

Atelier 3 : la béquille centrale !
Pas de chance pour Cédric et Ludovic dans notre sous-groupe, personne n’a de centrale. Passés les rires, voyons comment débéquiller et béquiller sans suer 60 L. On connaissait les Tic-Tac, maintenant on possède le secret du Tac Tac. Si certains ont réussi les deux étapes, ce fut plus compliqué pour d’autres (tousse). Heureusement, il y aura probablement d’autres occasions de s’entraîner au béquillage central.

C’est déjà l’heure du casse-croûte ! Grâce à la commission logistique, il y a tout ce qu’il faut pour s’installer. Ne reste plus qu’à sortir son pique-nique ou aller rapidement chercher de quoi manger et profiter de l’instant pour discuter avec les Casimirs et Casimirettes.

Au programme de l’après-midi, roulage pour les anciens et quelques ateliers pratiques pour les nouveaux, avant d’aller à notre tour en balade CASIM style.

Nous avons suivi Pierre et virolé joyeusement entre les pistes du plateau et le parking. On a tout bossé : le stationnement groupé, les gestes, un peu de demi-tours serrés, le roulage de proximité, les stop-and-go.

Saviez-vous qu’on peut avoir quatre roues à moto ? Non.
Est-ce que vous voyez Taxi Miller qui pousse les copains pilotes pour rentrer au stand après une panne mécanique ? Non plus.
Bon alors, imaginez deux motos qui roulent côte à côte, avec le pilote A qui présente joyeusement son coude pour que le pilote B positionne sa main en dessous et qu’on avance ensemble. Même vitesse, on ne se double pas, on garde l’équilibre et voilà. Si des pilotes de MotoGP y parviennent, nous aussi. Et on peut maintenant postuler au Mans pour faire moto-taxi ou remorquage. 🙂

On aura également assisté à une très belle course de lenteur d’un autre groupe. Équilibre globalement maîtrisé, même si parfois cela donnait l’impression de personnes bourrées qui oublient le concept de la ligne droite. 😀

Trêve de plaisanteries, direction la jungle d’Île-de-France pour une balade de 40 km pour mettre en application tout ce que l’on a appris aujourd’hui.

La journée s’achève. La fatigue se fait sentir, mais la bonne humeur est toujours là. Des encadrants au top. Que demander de plus pour progresser dans notre vie de motards ?

Merci la CASIM pour votre accueil et ce super début de saison. Hâte de voir ce qui nous attend sur les prochains CPM, qui sortent de vos esprits torturés si je paraphrase Stéphane.

Voilà une nouvelle saison bien lancée !

Nous remercions chaleureusement Laura pour sa participation dynamique

 

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