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Bonjour à tous, une fois n’est pas coutume, je commencerais mon récit par la fin.
Une fin qui en dit long…
Alors que les chauves-souris sont déjà parties et que les hiboux ouvrent leurs grands yeux,
nous arrivons sur le parking qui nous a vus le matin même, presque fringants et en tout cas,
bien décidés.
Vous l’avez compris, ‘’nous’’ c’est le groupe 5, arrivé bon dernier. D’un autre côté, y a une
certaine logique si vous y réfléchissez deux secondes.
J’entends d’ici les sarcasmes, les quolibets qui suivent les interrogations et pour les plus
compatissants, quelques inquiétudes que notre guide suprême, je veux dire notre
bienveillant moniteur, a pris soin d’apaiser en prévenant les autres chefs du clan.
Non Madame, non Monsieur, nous ne sommes pas perdus, nous n’avons pas eu d’accident,
nous ne traînons pas, on PRO-FI-TE !!
He oui, depuis quand les journées loisir-plaisir devraient-elles débuter à 10 h (d’ailleurs 9 h
ce serait mieux) et se terminer à 17h ? Même dans certains boulots, les plus cossards
arrivent à faire mieux.
Alors, pouet pouet camembert, vous allez voir que tout s’explique.
Oui, il est assez tard et comme un petit bonheur n’arrive jamais seul, le mono dont je disais
du bien plus haut devient d’un coup moins sympa (bien sûr je rigole Sylvain) et profite de
mon état de fatigue pour me demander d’agiter mes deux neurones pour faire un compte-
rendu. J’essaye de rappeler que nous sommes les derniers et que de ce fait quelqu’un a déjà
dû être désigné mais rien n’y fait et comme il insiste gentiment, j’abdique (avec le sourire)
en me disant que c’est mieux qu’un constat amiable. J’ai juste le réflexe de demander un
délai.
En attendant le matin…
Cette journée de roulage, alors que la météo prévoit un dimanche ensoleillé, pour un tout
jeune Casimir, c’est très attendu vous savez.
Or, un mal de gorge puis un gros rhume avaient envahi ma fin de semaine. A tel point que
j’ai décidé de passer le samedi au chaud pour ne pas trop hypothéquer mes chances de
rouler. J’étais toutefois un peu inquiet sur l’issue à tel point que j’avais demandé des
coordonnées pour pouvoir prévenir le dimanche matin au cas où.
Dimanche matin, je décide d’y aller, ça c’est de la motivation ! Je regarde le thermomètre
(celui de l’extérieur) et là je me dis que je suis un peu fou. Seule question : suis-je en mesure
de tenir sur ma moto en toute sécurité. Je décide que oui (mais je rappelle que je suis un peu
fou) et hop, c’est parti.

La matinée…
Pas gilets jaunes pour perturber ma progression et une moto à suivre (à cette heure-là, y a
des chances que ce soit de la graine de Casim). Gagné.
Arrivés à la station, pas de 98, les deux ‘’pilotes’’ décident que ça attendra. Je susurre
l’oreille de ma Yamaha de ne pas trop consommer en récompense de ce que je ne lui donne
pas un autre indice d’octane pour ne pas la barbouiller.
En parlant de ça, une petite pensée pour Cathy, membre du groupe qui nous a quittés après
son frugal déjeuner. J’espère que ça va mieux, va savoir ce qu’elle a pris comme carburant.
Donc en ce matin frisquet, le petit groupe se réunit et prend le temps d’écouter les conseils
éclairés ; ce qui servira plus tard. Les autres groupes partent les uns après les autres et
nous…. On profite.
On ne sait pas trop où on va, Sylvain et Seb nous donnent la direction globale, c’est bien
suffisant car l’itinéraire, on s’en fout.
Toutefois, une petite suggestion ici : ce serait sympa de pouvoir retrouver après les roulages
(sur un onglet dédié sur le site par exemple) les itinéraires desquels on aurait bien sûr retiré
les tours, demi-tours, aller-retours voire même les sentes interdites… En effet, y a un truc
drôle c’est que lorsqu’on débute, on est tellement concentré que l’on ne voit même pas par
où on passe. A moins que ce soit ma mémoire immédiate qui me fasse défaut.
Reprenons, moi je dis que nos GO, Monos, CMABC, ils sont biens (en plus d’être sympas) ;
bien formés, aussi bien rodés que leurs motos et c’est aux petits détails que l’on voit les
grandes différences.
La matinée se passe à merveille, le soleil se lève, les villages défilent, les gens font comme les
vaches et regardent passer les motos. Quant à moi, je m’ébroue tellement que le bruit des
moteurs des motos ne couvrent pas mes éternuements. Tempête sous un casque !
Heureusement arrive la pause matinale, bienvenue et superbe. Dans un petit village dont je
tairais le nom pour ne point troubler sa quiétude, là où les chemins se parent encore
d’herbes folles et où les parkings ne sont pas bitumés, nous faisons halte.
Qui a dit Mac Do ? Que nenni ! Pour nous c’est du cousu main, du sur-mesure, du prémium
avec cottage, café chaud, thé tout aussi chaud, lave-vaisselle et tout, et tout. Oui, je vous le
dit on profite. Merci Seb. Seb, c’est notre hôte, celui qui prétend avoir quelque chose à
prendre chez lui mais nous savons au fond de chacun de nous que c’est pure générosité. Les
détails vous dis-je. Même son épouse (Camille, je crois) ne semble pas surprise de nous voir.
Naturels ils sont, accueillants et gentils. Merci encore pour cet instant.
Nous repartons.
Nous déjeunons au Flunch, presque seuls. Ça vous soude un groupe tout ça.

Un après-midi où l’on applique les instructions…
Le groupe des cinq + 2 est devenu le groupe de 4 + 2 et tout se passe correctement.
Quelques changements de place, de leader etc… Tout pour bien apprendre.
Avant la pause de milieu d’après-midi, Clément sollicite une petite halte car des crampes le
tiraillent. Un peu de magnésium et c’est reparti. A l’endroit où les grands animaux sauvages
peuvent croiser nos routes, certains se soulagent comme de grands ruminants… Y a des
photos !
Arrive la pause du milieu d’aprèm qui se passera cette fois-ci au Mac Do. Dois-je préciser que
les autres groupes sont absents ?
Nous changeons de leader et accélérons un tantinet le mouvement. Faudrait pas allumer les
phares (je plaisante, ils sont toujours allumés).
Et voilà qu’une quinzaine de minutes avant d’arriver, me viennent des crampes si fortes que
je ne mouche plus, je ne crache plus, je n’éternue plus mais me tortille de douleurs. Je me
concentre, essaie de réfléchir, de penser à autre chose mais cela devient insupportable au
point de ne plus pouvoir passer les vitesses dans de bonnes conditions voire plus du tout.
Alors, bien sûr pas question de ne pas être prudent (or, là ça devient scabreux) et de mettre
le groupe en danger.
Je repense aux consignes du matin concernant un arrêt en urgence et je choisis un bon
endroit où toutes les motos seront ensemble, visibles et lève le bras puis non sans mal,
clignotant, arrêt etc… J’ai tellement mal que je mets un temps fou à descendre de moto. Je
suis aussi tellement désolé d’imposer ça aux autres. Excusez-moi encore.
Encore des conseils de Sylvain pour éliminer les crampes, des propositions quant à la suite et
en plus des félicitations sur l’arrêt.
Ça me requinque et après quelques longues minutes, on repart.
En définitive une bien belle journée, riche d’enseignements, remplie de sympathie, pleine de
progression. Même avec le rhume et les crampes je refais la même, c’est vous dire.
A bientôt.

 

Merci Didier pour ce super CR , l’essentiel reste de bien arriver!

5 Responses to “Compte Rendu roulage en groupe n°2 (18/11/18)”

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