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Aujourd’hui c’est Olivier qui sort sa plus belle plume pour vous conter la journée du 03/10/2021.

Mais qui est Olivier ?

À 42 ans, Olivier profite de son VSTROM 650 pour parcourir les routes.
Il rêve de posséder un side car Ural Kaki pour partir en Roadtrip.


Depuis qu’il est enfant, il dévore les journaux moto. Il se souvient qu’au coin de la rue de chez ses parents il y avait une CBR1100xx Honda qui le faisait rêver.
C’est à 30 ans qu’il décide de passer son permis et l’obtient l’année suivante 🙂

Sa première moto ? Malgré le permis « gros cube » en poche, il se rabat sur une 125cc. Pas évident de trouver une moto abordable, simple et facile à entretenir lorsque l’on a un salaire modeste.
Cela dit, si vous ne connaissez pas Olivier, il faut savoir que c’est plutôt une grande tige… L’imaginer avec ses grandes guiboles et son mètre 80 sur une 125 fait donc sourire.

Petite interview de ce grand gaillard avant de passer à son CR :

Quel type de rouleur es-tu ? Des villes ? Des champs ? des pistes ?
Je roule essentiellement sur route, avec une préférence pour les petites départementales. Je roule toute l’année, pour aller au boulot, en road trip, en concentre… J’aime faire moi-même la mécanique, quitte à recommencer 3 fois avant de le faire bien.


Pourquoi avoir intégré la CASIM 77 ? Comment as-tu évolué au sein de cette association ?
Il y a quatre ans , lors des premières concentres, je me suis rendu compte que malgré mes 25000 klm tous les ans, je savais conduire une moto mais pas la piloter. J’ai essayé de progresser en regardant des vidéos, mais pas probant, il manquait quelque chose. J’avais aussi envie de rouler en groupe. En 2019, j’ai fait les Millevaches, c’était hard. Au retour je me suis dit qu’il me fallait de l’aide pour progresser. En recherchant sur internet, la CASIM m’a semblé être bien et je ne me suis pas trompé !


Ton meilleur souvenir roadtrip / balade ? 
L’arrivée au Millevaches en 2019, de nuit, sous la flotte, GPS en panne et dans le brouillard, l’impression d’avoir accompli une étape dans ma vie de motard.


Ton plus grand kiff ou anecdote au guidon de ta machine ?
Cet été dans les Vosges. C’eétait la première fois que j’avais une moto vraiment équipée pour les roadtrips, qui permettait de poser cuir, bottes, blouson. Et de partir vadrouiller en short / basket. Ça commence à ressembler à mes rêves de « road tripper ».


Ta plus grosse frayeur ?
C’était sur le 125 cbr d’un copain. Elle était tombée en panne la veille, j’avais été sur place la refaire démarrer. Au retour, flaque d’huile au passage de la roue arrière dans un rond, point. L’arrière est parti dans tous les sens, quand j’ai pu m’arrêter, je pouvais toucher le rail avec le genou !


Un petit conseil pour la route ?
Être tolérant avec les erreurs des autres usagers, même quand ils n’ont pas fait assez attention. Personne n’est infaillible, pas la peine de casser un rétro, même si tu as eu une grosse frayeur.


Merci Olivier d’avoir joué le jeu & place à son CR 😉


Dimanche, 3 heures du matin, je tombe du lit, pas moyen de se recoucher.
Dehors, c’est sans appel, c’est journée flotte !


Café, re-café, petit dej…
Le temps de trainer un peu et c’est l’heure d’y aller : 60 klm sous la flotte, sans grande conviction.

Morceau de bois sur la toute, rafale de vent, trombe d’eau…elle vas me plaire cette journée.
Pause ravitaillement croissant sur la route, pause pour faire le plein, arrivé 8h30 à Rungis.
Quelques moniteurs sont déjà présents & les casimirs commencent à arriver.

Je vois qu’on a tous eu la même météo : le CPM n’a pas commencé que tout le monde est déjà trempé.
On compare l’efficacité de nos combis de pluie, les petits trucs de chacun pour arriver au sec… J’aime bien ces échanges d’expériences.

Allez, on attaque, un groupe va préparer le passage des visas, le reste se sépare en 3 groupes de travail.

On révise comment se garer efficacement et rapidement, encadré par Thomas, le président de l’asso.
On découvre / révise comment se garer à 4 par place, en créneau ou en bataille, à gauche ou à droite de la moto.
Pas forcément facile de gérer le poids de la moto, mais je vois Thomas y arriver avec son porte avion à roues de 350 kg… les infos sur le placement du corps par rapport à la moto aident vraiment. Certains exercices se font à 2, pour ne pas risquer de mettre la moto par terre.

Un coup d’œil sur le groupe qui prépare le visa, quand je les vois freiner comme des trappeurs sous la pluie, je me dis qu’une moto avec un ABS, ça a l’air bien. Je devrais y penser pour la prochaine !

Afin d’apprendre à rouler compact, on fait des tours à 2, le casimir de droite essayant de toucher le casimir de gauche.

Pour finir cette matinée : un concours de lenteur pour travailler le point de patinage.

C’est l’heure de la pause repas dans le traditionnel restaurant gastronomique du coin, le moment aussi de faire connaissances avec les camarades.

A la reprise, c’est l’heure d’aller rouler, direction Narbonne la forêt, 40mns de liaison, en commençant par l’autoroute, encadré par Thomas et Laurent.

Pas facile de rester coller à Thomas, il roule plus vite que mon rythme habituel et je n’ai pas l’habitude de rouler en formation serrée à 1– km/h.
Thomas me fait signe de me rapprocher (pour que le groupe soit soudé et compact). Je me sors les doigts du fessier et je ramarre.
Embouteillage, passage en inter-file, Thomas gère son affaire et tout le groupe se reforme une fois que la route se libère. Je comprends tout l’intérêt du groupe de motards bien compact puisque quelques voitures ont été tentées de doubler ou de se rabattre, mais la cohésion du groupe les en a empêché.

Dans un virage, je vois une voiture aller taper le rail de droite, puis aller finir dans le rail de gauche. Tout le monde saute sur les freins, Thomas évalue la situation et décide de nous faire repartir, pour notre sécurité. En passant, je vois la conductrice de la voiture accidentée sortir sur ses 2 jambes, pas de sang, pas de passager, d’autres voitures se sont arrêtées.

Tout le monde est bien arrivé sur le site, on se sépare en groupe de 2 casimirs et 1 moniteur pour travailler l’EDSR.

Je vais rouler encadré par Laurent, sur son cbx 500 et avec Nicolas, qui roule comme moi en vtrom 650.

Aller retour sur aller retour, Laurent nous débriefe et nous conseille avec beaucoup de pédagogie et une réelle gentillesse. En fin de séance, les progrès sont là.
Avec Nicolas, on n’a plus vraiment envie de s’arrêter !

C’est le moment du discours de fin de journée par Thomas, j’en profite pour aller vider la vessie dans la forêt.
Quand je reviens, je comprends que le CR…c’est pour ma pomme ! Pas grave, faut bien y passer

La journée, est finie, je rentre en mode pépère. C’est souvent comme ça avec les journées Casim : C’est dur de se motiver le dimanche matin pour partir, mais toujours content d’y être allé pour progresser dans la pratique et retrouver les camarades.

A la prochaine !

Olivier


Un grand merci à Olivier qui aura su rendre la Commission Communication joyeuse avec ce CR.

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