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Ce dimanche s’est tenu le deuxième CPM de la saison dans des conditions météo plus que favorables au regard de ce que le JT a pu relater ces derniers jours.
Avec les circonstances « covidesques » que nous connaissons sur Paris et sa petite couronne, nous avons dû émigrer sur notre ancien plateau, prêté pour l’occasion par nos collègues de la CASIM 91 (merci à eux !)
Et pour ne pas déroger à la règle : « El famoso CR » de Nicolas.

P’tit compte-rendu du CPM de ce dimanche 4 octobre 2020.

La Casim 91* nous avait gentiment donné l’accès à son plateau pour le RDV du matin. Aussi, dès 8h et quelques, café et viennoiseries se tiraient la bourre pour tirer des bras de Morphée, celles et ceux que 30 minutes de route sous un ciel d’automne n’avaient pas encore réussi à réveiller.

* Pour celles et ceux qui n’étaient pas là, outre les croissants, vous avez raté un truc : le 91 est le dernier département français où l’on peut encore s’embrasser. Et à partir de ce soir minuit (dimanche 04/10), c’est fini. Ah bah oui, mais bon…

Programme de la journée : roulage en groupe et trajectoires de sécurité.
On se répartit donc en genre 6 groupes à peu de choses près (on était une quarantaine hors encadrement). Et pour avoir nos aises au lieu de se bousculer sur le plateau, on va envahir la zone commerciale.
Mon groupe, coaché par Manu et Baptiste se dirige vers le parking d’une grande enseigne dont les allées ont vu ma mère faire du patin à roulettes. On n’est pas les seuls d’ailleurs (à aller sur le parking, pas à avoir une mère qui fait du patin – encore que : je ne connais pas bien tout le monde, vu que c’est ma première année).
Et là, bim, comme on est sur un parking, on apprend à se garer façon Casim. Ça c’est du coaching ! Les premiers essais ne sont pas hyper convaincants : c’est genre l’île aux enfants : “Salut, François, salut Julie, c’est nous les Casimirs !” À deux par place, à quatre ensuite. Du grand art ! Qu’il va falloir bosser encore un peu pour que ça ressemble davantage à une sculpture de Road-in, qu’à une de César (une moto mal béquillée a failli nous faire le coup des dominos**).

**Conseil du jour : si tu te gares dans le sens de la pente et que tu as la béquille sensible, passe la première.

Côté théorie du roulage, on a abordé quelques exercices tout en progression : quinconce à deux, histoire de bien sentir qu’on laisse à l’autre la marge pour se décaler en cas de nécessité. Même jeu avec freinage d’urgence en fin de matinée. Heureusement qu’on simulait, et qu’il n’y avait pas de véhicule devant nous, car je l’aurais traversé de part en part à quelques reprises, ou bien ce serait lui qui… Bref, ça n’aurait pas été joli joli. Et tout ça sous l’œil bienveillant et les conseils de nos moniteurs avisés. Ensuite, nous fîmes le jeu du chien d’aveugle : celui de gauche tient son guidon à deux mains, celui de droite pose sa main sur l’épaule du premier. Et on roule à 30km/h. D’abord en ligne droite, puis en virage. Comme avec un chien guide d’aveugle. Bon en fait, le truc c’est qu’on ne ferme pas les yeux et c’est celui de droite qui impose le rythme, vu qu’il n’a qu’une seule main de dispo et sur les gaz.
Un vrai numéro de cirque !

Et après, il y a eu la surprise des coaches : la poussette ! Tu roules à 30 à l’heure, confiant et le sourire aux lèvres, et soudain, ta moto prend une claque sur les fesses ***. Et tu fais quoi à ce moment-là ?! Bah pas l’malin, j’t’assure ! Tu gardes les bras souples, tu serres tes genoux sur ta monture et tu laisses filer l’onde de la claque en conservant ta trajectoire. Un chouette d’exercice pour intégrer dans la mémoire physique et émotionnelle ce type d’incident, qui peut t’arriver si ton rétro ou tes sacoches latérales frôlent de trop près un véhicule en interfile.

*** c’est comme ça qu’on rentre les vaches dans ma Normandie d’origine. D’où l’expression : te fais pas d’beurre et prends le taureau par les cornes.

On a fait un bilan, causé théorie de la trajectoire de sécurité et pis c’était déjà 11:30 et on est allés manger. Dans une autre grande enseigne, une chaîne qui ne fait pas de hamburgers. Et comme on dit à moto, la chaîne, ça entraîne, tandisse que la courroie, ça envoie. Mais revenons à nos veaux : à ce moment-là, l’astre solaire est sorti de derrière les nuages et on a pu déjeuner, chauffés par les doux rayons du soleil. Alors, moi j’ai pris du poisson, Nora non, et Sylvain pas sûr, mais bon, c’était déjà 13:00 et on est partis rouler des mécaniques.

Arbonne first. Jolie forêt qui sentait bon la résine et le terreau. Et belle série de virages serrés en montée. Et en descente. Ça dépend du sens. Là on a fait deux groupes de notre groupe et alterné les leaders, avec notre coach en deux. Ce qui nous permettait de lire les décalages de trajectoires entre un lead débutant et un moniteur. Et y a du boulot (du chêne, du pin, du hêtre : on était en forêt, je vous ai dit. Y en a qui suivent ma trajectoire ? Rhalala). Le secret dans tout ça ? Pratiquer, visualiser, pratiquer. Penser à dessiner plutôt qu’à aller vite. À l’approche du virolo, tu adaptes ta vitesse, tu prends ta courbe sur l’extérieur, dès que tu vois la sortie du virage, tu envoies des gaz avec délicatesse et ta meule se redresse comme par enchantement. Mais là, tu ne t’extasies pas, parce que le virolo d’après pointe son nez. EDSR : entrée, découverte, sollicitation, reprise. Vous suivez toujours ? (Je vous renvoie vers ce post où c’est bien mieux expliqué).

Au final, ça a pris pas mal de temps, entre les alternances de lead, les breifs-debriefs, sans compter l’un d’entre nous qui a voulu aller aux champignons avec sa Triumph mais ne nous a ramené que des feuilles mortes. Bref, l’heure tournait et on a fini par bouger.

Héricie then. Il a plu sur la fin du trajet (30 minutes environ entre Arbonne et Héricie). Résultat, quand on se pointe, la route est trempée*****, alternant feuilles mortes dans les courbes*****, touffes d’herbe mêlée de boue dans les angles*****, quand ce n’est pas du gravier dans le virage*****. Comme par hasard. Du coup, on ne fait pas les fiers. Mais on retente le coup deux fois. Baptiste nous montre par l’exemple comment « tricher », qu’il dit, en déplaçant le poids du corps pour ne pas trop coucher le vespa et garder de l’adhérence sur cette route quelque peu glissante.
Et le couperet tombe : la journée est finie.
Debrief par team : nos sensations, impressions, frustrations, lumières… Puis debrief général. Petite pluie (on a quand même eu du temps sec quasiment toute la journée). Un magnifique arc-en-ciel prend naissance dans le champ en face de nous. Trop beau !

***** Héricie, aussi, comme dirait Fernandel

Et retour sur Paris, où la pluie qui s’était retenue toute la journée, nous est tombée dessus en trombe.
Départ ce matin 8h de chez moi, retour à 18h, 230 km au compteur. La fesse humide mais l’œil brillant.
Chouette et belle journée.
Merci à la Casim et à tou·te·s les Casimir·e·s, grand·e·s et petit·e·s pour leur générosité, leur exigence et leur bienveillance !

PS : Bon, j’ai zappé plein d’infos : une crevaison pas réparable avec dépannage nécessaire qui serait lié à une histoire de chaise, une CB Gold tombée dans la boue mais qui a retrouvé sa propriétaire, une presque panne sèche… Mais après ç’aurait été trop long. Heureusement que je ne m’écoute pas, sinon je vous faisais un roman.

Un très beau CR !
Merci à Nicolas pour ces lignes pleines d’humour.

Un arc-en-ciel, des consignes EDSR et en avant !

One Response to “CPM 02 – Roulage en groupe et trajectoires de sécurité”

  1. baptiste penin dit :

    quel CR ! chapeau l’artiste !
    je pense que les absents de ce cpm auront parfaitement visualisé les diverses scènes
    de cette belle journée.
    et les présents en garderons grâce à toi, un très bon souvenir.

    moi, c’est le cas.
    pluche et à bientôt pour la future ballade.

    pluche, Maitre laboureur. 🙂

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